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Financer le business à impact en 2020

Le 25 février dernier, le Forum de l’Innovation Technologique et de la Transformation (FITT France) et l’INSEAD Alumni Association France (IAAF) organisaient la Rencontre

 

Business à impact : Comment le financer ?

 

Les intervenants invités par les deux associations à débattre étaient :

Christian Lim, Founding Partner, Blue Oceans Partners

Clémence de Rothiacob, gérant du fonds Richelieu CityZen, Richelieu Gestion

Antoine Sire, Director of Company Engagement & Member of the Board, BNP Paribas

Prof. Hans H. Wahl, Director of the INSEAD Social Entrepreneurship Initiative, INSEAD

 

Ce débat était la 6° Rencontre annuelle de FITT France consacrée à l’impact et s’inscrivait dans l’initiative Business & Society de l’IAAF, en ligne avec les dix-sept objectifs de développement durable des Nations Unies et à la suite du ChangeNOW Summit de Paris

En ouverture du débat co-animé par Sophie Boyer Chammard (IAAF) et Patrick Giry-Deloison (FITT France), ce dernier a cité l’étude du GIIN (Global Impact Investing Network) : « Si l’impact investing représente à ce jour déjà  502 milliards $, chiffre tout-à-fait significatif, cela ne représente néanmoins que moins de 1% des actifs sous mandat dans le monde ».


Les trois défis de l’investissement à impact : évaluation, standardisation, passage à l’échelle

Le Prof. Hans H. Wahl a ouvert les débats en rappelant qu’il existe quatre types d’investissements :

    • L’investissement traditionnel,
    • L’investissement responsable, économique, social et environnemental
    • L’investissement basé sur des valeurs
    • L’impact investing, ou investissement dans des entreprises à impact positif

 

Selon lui, l’investissement dans une entreprise à impact positif soulève trois questions :

    • L’évaluation de l’investissement: Nous sommes performants dans la mesure où nous pouvons mesurer cette performance, or il est difficile de mesurer la performance non financière ; comment évaluer les sociétés en fonction de leur bénéfice social et environnemental ?
    • La standardisation des indicateurs de performance : Comment savoir ce qu’est un « bon investissement », et avoir des unités de mesure objectives et partagées par tous, comme les normes comptables sont un instrument de mesure des performances financières ?
    • Le passage à l’échelle: comment les initiatives de certains, qui se multiplient, peuvent-elles devenir la norme pour tout le monde ? Si l’on constate une réelle prise de conscience quant au besoin de transition vers des activités à impact positif, cette transition est-elle assez rapide et généralisée ?

 

Les dix-sept objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU sont la référence commune pour tous les acteurs (gouvernements, entreprises, ONG, Fondations, citoyens, …). Le Prof. Hans H. Wahl a rappelé « (que) pour ce qui concerne l’investisseur, sa propre activité, comme celle des entreprises dans lesquelles il investit, se doit d’être pérenne et rentable, à la fois du point de vue économique comme du point de vue social, sociétal et environnemental ».

 

Comment respecter cet objectif d’impact positif pour un financeur ?

Prof. Hans H. Wahl, Clémence de Rothiacob

Clémence de Rothiacob a expliqué que Richelieu Gestion, qui investit dans les actions d’entreprises cotées, exclut les énergies fossiles et le tabac. « Nous favorisons aussi la transition en valorisant les efforts d’amélioration de l’entreprise pour améliorer son impact » a-t-elle précisé.

Christian Lim a présenté Blue Oceans Partners en disant « nous mobilisons les capitaux privés pour régénérer la santé des océans et atteindre l’ODD 14, en investissant notamment dans les innovations aidant à résoudre les problèmes de la surpêche et de la pollution par le plastique. Nous avons à la fois un un objectif d’impact systémique et de retour sur investissement de marché compétitif. Pour évaluer l’impact des innovations, nous avons mis en place une gouvernance qui comporte un comité d’impact qui a un droit de veto et est composé de spécialistes indépendants».

BNP Paribas, a indiqué Antoine Sire, est engagé dans une transformation et recherche dorénavant l’impact dans toutes leurs activités, notamment sur les sujets de transition climatique, biodiversité, montée des inégalités et rééquilibres territoriaux. D’après lui « Cela demande un modèle différent intégrant des indicateurs différents. C’est une transformation qu’aucune entreprise ne peut faire seule ». Avec pour boussole, les 17 Objectifs de Développement Durable, BNP Paribas a construit une méthodologie avec Vigeo Eiris et a engagé ses cadres dirigeants dans un programme de formations de grande ampleur.

En termes de mesure de performance, BNP Paribas s’est fixé des objectifs de transformation en fonction des ODD :

    • Les objectifs de financement des énergies renouvelables, par exemple, ont été dépassés (1erEuropéen et 3ème mondial).
    • BNP Paribas veut être une grande banque de l’économie sociale et solidaire. Elle a créé des processus de risque spécifiques, formé des spécialistes de l’ESS (l’ESS représente 10% du PIB français). Là encore les objectifs fixés ont été dépassés.
    • Une logique d’exclusion sur certains secteurs, soit immédiatement (fracturation hydraulique, schiste, énergies issues de sables bitumineux), soit en accompagnant la transition et les programmes de développement alternatifs. BNP Paribas sort progressivement des sociétés d’énergies qui développement des capacités additionnelles au charbon.

 

Néanmoins Antoine Sire rappelle « (que) ceci reste empirique : Comment créer des échelles plus larges pour s’aligner avec les objectifs de Paris ? Toute transformation (toute révolution, puisqu’on parle des défis inhabituels sur la survie de la planète et la capacité de notre monde à être tolérable) induit ses propres indicateurs ; quels sont les indicateurs que l’on va inventer pour accompagner cette transition ? ».

 

Standardisation des indicateurs de performance

Dans son exposé, le Prof. Hans H. Wahl a indiqué que des indicateurs de mesure ont été développés pour certains secteurs. Plus globalement, deux grands systèmes semblent se développer :

    • Le système européen, avec une approche plus structurée et réglementaire
    • Le système américain, comme le système présenté au ChangeNOW Summit à Paris en janvier : Global Impact Investing Network (GIIN).

 

« Il y a beaucoup d’initiatives proposant des normes/standards. La communauté des investisseurs joue un rôle important pour la prise en compte de l’impact dans les critères d’investissements. Citons l’exemple de BlackRock dont le CEO Larry Fink a déclaré: « Profits with a purpose are vital for survivability and profitability » et dont les propos annoncent une réelle tendance de marché » a-t-il précisé.

Pour Christian Lim, l’évaluation purement quantitative est difficile : « Il y a des éléments que l’on peut mesurer de façon quantitative, comme l’émission de gaz à effet de serre. Mais beaucoup d’éléments sont qualitatifs et plus difficiles à évaluer ou standardiser, comme l’impact sur la biodiversité. En plus, il faut consolider les impacts positifs et négatifs et analyser le résultat global du projet, tout au long de la chaîne de valeur ».

À ce propos, Clémence de Rothiacob fait un parallèle avec les agences notations de crédit, pour lesquels il y a des indicateurs standardisés et des agences indépendantes de notation (S&P et Moodies). « Pour l’ISR, on peut se faire aider pour la collecte des données mais l’analyse des données reste complexe. La seule base commune et précieuse est le cahier des charges défini dans les Objectifs de Développement Durable ».  Pour avoir le label ISR, il faut expliquer comment on mesure l’impact et le résultat, mais il reste un flou important pour les fonds qui n’ont pas de label. Même si l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) encadre davantage, il n’y a pas de standards aujourd’hui.

Côté critères, de plus en plus d’entreprises montrent l’impact positif qu’elles peuvent générer. Elles ont besoin de communiquer sur l’impact positif pour obtenir des financements. Ainsi Danone a publié ses 169 cibles qui prennent en compte les trois aspects du développement durable et s’articulent autour des 17 objectifs de développement durable.

Antoine Sire fait néanmoins remarquer « (qu’) il y a deux sortes d’entreprises : les entreprises « très green » dont le cœur de l’activité est à impact positif et les entreprises très « brown » (ex : charbon) ». Entre les deux il y a une multitude d’entreprises dont il faut accompagner la transition.

Parmi les initiatives de BNP PARIBAS, citons l’émission de « sustainability linked loans », dont le prêt est lié à l’atteinte par les entreprises d’un certain nombre d’ODD. Elle a ainsi prêté à Solvay, chimiste qui s’est engagé à réduire l’ensemble de ses émissions de gaz à effet de serre. A son sens, ce qu’il faut mesurer ce sont les efforts vers une transition et l’évolution. Il faut rendre traçable tout ce que l’entreprise fait, quelle que soit l’entreprise, tout comme les normes comptables IFRS rendent traçables les résultats financiers, quelle que soit l’entreprise. Il faut tout documenter et trouver un mélange de bons critères qui permettent apprécier l’impact total de l’entreprise et sa contribution aux accords de Paris. Par exemple, la méthodologie PACTA (Paris Agreement Capital Transition Assessment) permet d’évaluer l’efficacité énergétique, mais il faut aussi prendre en compte l’impact social des évolutions.

Ainsi BNP Paribas met en place de nouveaux instruments répondant à des logiques nouvelles : par exemple le « contrat à impact social » : La collectivité indemnise un sujet d’intérêt général, comme le chômage. Dans ce dispositif une association, en l’occurence l’Adie, apporte de l’aide aux chômeurs pour créer leur emploi et contribue à la baisse de l’indemnisation chômage. L’investisseur aide l’Adie à augmenter son impact et la collectivité rembourse l’investisseur si l’action de l’association est efficace. Le remboursement du prêt est indexé sur la performance sociale. Reste néanmoins la question du passage à grande échelle de ce type d’actions.

Antoine Sire est pragmatique : « Il faut créer un outil de mesure et voir si on peut généraliser ces actions. En l’espèce, on fait décoller l’avion avant d’avoir fini de le construire… ».

 

Passage à grande échelle

Selon le Prof. Hans H. Wahl, « la question du rôle du secteur public pour accélérer la transition est posée. La mise en place des Objectifs de Développement Durable par les Nations Unies est une étape importante et très utile. Une vraie dynamique est maintenant en place. Du côté des entreprises aussi ». Mais il rappelle que l’essentiel est une collaboration entre les pouvoirs publics et les entreprises. On trouve des exemples de collaboration efficace à Singapour, au Canada, en France, et en Allemagne. Des initiatives pour mesurer l’impact commencent à voir le jour et devront permettre mesure et passage à l’échelle.

L’INSEAD Social Entrepreneurship Programme (ISEP) travaille sur de nombreux projet, dont l’un qui a rassemblé un écosystème de parties prenantes (stakeholders) en impliquant une startup innovante, des académiques, une grande entreprise pour permettre le passage à l’échelle, le gouvernement pour donner un cadre de réglementation, et des consommateurs. L’ISEP organise aussi le « Tommy Hilfiger Social Innovation Challenge »  qui a pour objectif de rechercher des améliorations environnementales dans la chaine de valeur, mais aussi des améliorations sociales, comme par exemple, sur les vies des individus producteurs tout en bas de la chaine de valeur mais « le projet doit aussi apporter des revenus financiers pour être viable ».

Christian Lim, Antoine Sire

Pour Christian Lim, les fondamentaux sont là pour que la plateforme d’investissement de Blue Oceans Partners se développe à grande échelle. Ceux-ci incluent entre autres une abondance de « pipeline » de qualité et une demande massive des grandes entreprises pour les innovations que les start-ups apportent.

Le défi pour Christian Lim est celui auquel font face les « first time funds ». Le système financier veut presque exclusivementdes stratégies d’investissement déjà démontrées avant d’investir, or nous avons besoin de nouvelles stratégies pour répondre aux nouveaux défis de notre monde, et naturellement elles n’ont pas le « track record » exigé. Selon lui, nous n’avons pas le temps d’attendre que les standards se mettent en place pour réaliser la transition écologique. Ce changement rapide implique qu’on travaille dans l’innovation, avec de nouvelles stratégies à mettre en place immédiatement. « Les parcours pour les nouveaux fonds devraient être plus faciles ! ».

« L’objectif du fonds Richelieu CityZen est de donner accès au plus grand nombre à des produits à impact. Comme les FCPR, ces produits restent plus risqués car ce sont des placements à plus long terme, qui s’adressent donc à des investisseurs avertis » a indiqué Clémence de Rothiacob. Selon elle l’impact investing reste confidentiel et prendra du temps à se généraliser, mais a vocation à se démocratiser. La révolution a commencé et vient des investisseurs qui sont en demande. Les entreprises se mettent au pas. L’enjeu est une meilleure valorisation en bourse de l’entreprise à impact, qui nécessite de lui donner les moyens de développer l’entreprise et l’impact. Les sociétés de private equity ont un rôle à jouer, et montreront l’exemple aux société cotées. Chaque échelon est important pour développer cet effet d’échelle.

Antoine Sire donne trois exemples de sujets où il faut changer de logiciel pour passer à l’échelle :

    • Penser à l’épargne: Les épargnants sont aussi en demande que leur épargne soit investie dans des projets à impact. La Banque Privée de BNP Paribas propose une offre « MyImpact » pour l’investisseur responsable. Elle interroge l’épargnant sur le type d’impact qu’il souhaite avoir en fonction des ODD. L’impact devient un élément de choix fondamental de l’investissement (no risk no return – il faut pouvoir choisir le niveau de risque et d’impact). Le choix doit reposer sur des impacts réels avec une grille de critères.
    • Développer la coopération entre les acteurs privés, publics, et les ONG et les autres parties prenantes. C’est ce qu’on appelle le financement mixte ou « blended finance», pour financer un problème de bien public. Toutes les parties se mettent autour de la table. Par exemple le « tropical landscape facility » accordé par BNP Paribas, pour financer une plantation de caoutchouc durable destiné aux pneus Michelin, avec WWF et le gouvernement indonésien.

 

Prendre le problème par tous les angles. BNP Paribas a lancé ClimateSeed, une plateforme de compensation carbone, proposant une méthodologie pour aider les compagnies aériennes à réduire de 5% leur utilisation de kérosène. Le projet est sans but lucratif et avec l’appui du lauréat du Prix Nobel de la Paix, le Professeur Muhammad Yunus.

 

Des objectifs d’impact ambitieux mais une réelle dynamique des acteurs économiques engagés

Dans sa conclusion, le Prof. Hans. Wahl a rappelé que nous assistons à un changement profond de la pensée à court terme vers le long terme, tant dans la stratégie commerciale et les opérations que chez les investisseurs qui les financent. Cela a été mené et est particulièrement visible dans le comportement des fonds de pension et des particuliers fortunés et des « family offices » et se déplace progressivement vers les grandes banques et les sociétés d’investissement.

L’apprentissage est un élément clé de la transition d’impact dont nous avons discuté ici aujourd’hui. Cela est vrai pour les innovateurs et les entrepreneurs qui ont besoin d’un grand soutien pour rendre les solutions qu’ils génèrent investissables et leurs start-ups investissables. Cependant, cela est également vrai pour les investisseurs et les grandes entreprises qui ont un besoin urgent de créer de nouvelles approches en matière d’évaluation et de risque qui dépassent la perspective étroite de maximiser le rendement financier.

Enfin, bien que nous accordions une grande attention aux grands marchés d’Amérique du Nord, d’Europe et de Chine, nous ne devons pas négliger certains des changements profonds qui se produisent dans certains des marchés émergents à croissance rapide d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Cela inclut

    • L’obligation dans plusieurs grands pays d’Asie d’allouer un pourcentage des revenus des entreprises à l’impact social;
    • L’interdiction des emballages en plastique dans de nombreux pays d’Afrique (et bientôt, interdiction de tous les plastiques à usage unique au Kenya);
    • La fourniture de soins de santé et de logements sûrs dans de nombreux pays d’Amérique latine et d’Afrique.

 

Le Prof. Hans H. Wahl a terminé en disant « Bien que ceux-ci aient pu être considérés comme ambitieux il y a une décennie ou deux, ce sont maintenant des efforts très significatifs qui sont réalisés afin que les entreprises soient vraiment une force pour le bien ».


Christian Lim, Antoine Sire, Prof. Hans H. Wahl, Clémence de Rothiacob, Patrick Giry-Deloison

DSBrowser rejoint FITT France !

Nous nous réjouissons que DSBrowser fasse dorénavant partie du Forum de l’Innovation Technologique et de la Transformation et contribue ainsi au développement de la communauté des manageurs de la transformation.

 

DSBrowser est une start-up française qui développe et commercialise une suite de services intégrés dans le cloud. Ses solutions propriétaires sont dédiées à la cybersécurité, la gestion de workflow, l’authentification de documents et l’infogérance. Le tout dans une « bulle de sécurisation » native.

DSBrowser conçoit et développe ses services avec l’objectif de concilier sécurité et simplicité, au service de l’entreprise étendue. Les grands comptes et entreprises structurées sont sa cible privilégiée. Les solutions DSBrowser visent tous les secteurs d’activité. La société détient une expertise particulière dans la digitalisation des opérations de commerce international.

DSBrowser permet à ses clients de sécuriser, gérer et contrôler les processus métiers. Il s’ensuit des gains de temps et de performance, tout en réduisant significativement les risques cyber.

FITT France est partenaire de TDI 2020

FITT France, partenaire de Transformation Digitale & Innovation 2020, du 6 au 7 mai 2020, vous invite à la conférence qui aura lieu le 6 et le 7 mai 2020 à Paris sur la transformation digitale et l’innovation

 

Dans un monde marqué par l’accélération du progrès et des innovations technologiques, les entreprises doivent à la fois saisir les opportunités et mesurer les risques liés à ces changements.

 

Cette conférence sera animée par de nombreux décisionnaires et leaders, véritables catalyseurs du changement digital, qui – à travers le partage de leurs bonnes pratiques, expériences et expertises – apporteront les éléments de réponse sur les étapes nécessaires pour aborder cette réalité incontournable.

 

Les collaborateurs des entreprises adhérentes à FITT France en 2020 bénéficient de -20% sur le Conference Pass.

Ce Pass inclut un accès complet à la conférence et à toutes les sessions proposées ainsi qu’à la reception qui se tiendra en fin de journée le premier jour. Il inclut également un accès complet de 12 mois à toutes les fonctionnalités du site internet (matched networking et collaborations dans le think tank, présentations, archives des vidéos de toutes les conférences de manetch). La restauration pendant l’événement est incluse.

 


État des lieux de l’investissement à impact

Neuf publications recommandées par le Prof. Hans H. Wahl, Director of the INSEAD Social Entrepreneurship Initiative.

En anticipation de notre Rencontre annuelle du 25 février 2020 consacrée à l’Impact (cliquer ici pour connaître le programme), nous avons demandé à l’un de nos intervenants, le Prof. Hans H. Wahl, de nous indiquer quelques une de ses publications préférées sur ce sujet. Voici son TOP 9.


Impact Investing Comes of its own

Claudia Zeisberger, INSEAD Senior Affiliate Professor of Decision Sciences and Family Enterprise

A discussion with Kevin Lu, Chairman for Asia at Partners Group and Distinguished Fellow at INSEAD’s Global Private Equity Initiative (GPEI).

 

 

 

 


Investing for a better world

The Global Steering Group for Impact Investment

Strengthening the financial services value chain to meet the sustainable development goals.

Part I: Diagnosis.

 

 

 

 

 

 

 


Annual Impact Investor Survey – 2019

The Global Impact Investing Network

A report presenting 266 respondents’ impact investing activities and perspectives on industry development.

 

 

 

 

 

 


Building Impact Investment Wholesalers

Key Questions in Design of an Impact Investment Wholesaler

The GSG has commissioned five separate and complementary papers which address key questions and challenges within the impact investment ecosystem. The topics have been chosen by the leaders of the GSG, the National Advisory Board Chairs, the GSG trustees and the GSG partners.

In this paper, we discuss impact investment wholesalers, how they work, what they’ve accomplished and how their design choices shape their influence.

 

 


When can Impact Investing Create Real Impact?

Paul Brest & Kelly Born

With responses from Audrey Choi, Sterling K. Speirn, Alvaro Rodriguez Arregui & Michael Chu, Nancy E. Pfund, and Nick O’Donohoe

Paul Brest is emeritus professor at Stanford Law School, a lecturer at the Graduate School of Business, and a faculty co-director of the Stan- ford Center on Philanthropy and Civil Society.

Kelly Born is a fellow in charge of special projects at the William and Flora Hewlett Foundation.

 

 

 


What are the Principles of Responsible Investment?

PRI, the world’s leading proponent of responsible investment.

The six Principles for Responsible Investment are a voluntary and aspirational set of investment principles that offer a menu of possible actions for incorporating ESG issues into investment practice.

The Principles for Responsible Investment were developed by an international group of institutional investors reflecting the increasing relevance of environmental, social and corporate governance issues to investment practices. The process was convened by the United Nations Secretary-General.

 


Big Society Capital

The World’s First Social Investment Wholesale Bank – Jess Daggers & Alex Nicholls

Big Society Capital (BSC) is a financial institution set up for the purpose of building the market for social investment in the UK. BSC defines social investment as ‘the use of repayable finance to achieve a social as well as a financial return’. Its ultimate aim is to help ‘capitalise’ and support third sector organisations, described by them as ‘social sector organisations’ (SSOs).

BSC does this, primarily, by developing and promoting the social investment marketplace in the United Kingdom.

 


The Stars are Aligning for Socially Responsible Investing

Ian Potter – INSEAD Distinguished Fellow with INSEAD’s Global Private Equity Initiative (GPEI).

Calls for a more inclusive style of capitalism are boosting a budding industry.

 

 

 

 


The State of Impact Measurement and Management Practice

The Global Impact Investing Network

We see impact performance becoming a powerful differentiator and a meaningful new dimension of overall performance for all types of investing.

 

 

 

 

 


 

FITT France est partenaire du ChangeNOW summit

CELEBRATING IMPACT LEADERS

The world is facing critical challenges. But nothing we can’t overcome!
All around the globe, inspiring individuals are inventing new solutions, rethinking the way we do business, challenging the status quo. Still, they are too often marginalized, unknown, and struggle to find the support they need to really make a difference.

ChangeNOW celebrates and supports those changemakers.

It is the annual reunion for all enthusiasts who want to shake and shape the world we live in.

To make change real. Now.


FITT France, partenaire de ChangeNOW summit, au Grand Palais, les 30-31 janvier et 1er février 2020, vous invite à découvrir 1000 innovations et entreprises qui changent le monde ! Et rencontrez investisseurs, partenaires, élus, journalistes, talents, pour accélérer vos projets !

 

Les collaborateurs des entreprises adhérentes à FITT France en 2020 bénéficient de -30% sur les pass individuels : startups, executives, investors, non profits et billets adultes grand public.

La mètis rejoint FITT France !

Nous nous réjouissons que La mètis fasse dorénavant partie du Forum de l’Innovation Technologique et de la Transformation et contribue ainsi au développement de la communauté des manageurs de la #transformation.

La mètis est une start-up qui développe Kaïros, une plateforme digitale d’investigation du web en temps réel, sans biais commerciaux et respectant le sens de la question posée par l’utilisateur.

En effet, Kaïros pilote des robots reproduisant fidèlement le comportement humain de navigation sur le web. Il embarque des algorithmes d’intelligence du langage qui enrichissent la formulation de la question (synonymes, hyperonymes, hyponymes) et retiennent uniquement les paragraphes pertinents.

Kaïros améliore significativement la pertinence et le volume des résultats web mis à disposition des utilisateurs, en comparaison des moteurs de recherche, des logiciels de veille et des agrégateurs de contenus web.

Kaïros s’adresse à tout professionnel (direction générale, direction stratégique M&A, direction marketing, DSI, pouvoirs publics et médias…) qui se pose une question nouvelle. A titre d’exemples, voici quelques questions auxquelles nous avons répondu avec Kaïros :

  • Quels sont les modèles de la banque du futur ?
  • Qui sont les acteurs de la recharge électrique en Europe ?
  • Quelles données web pour concevoir une alerte avancée de défaillance d’une PME ?
  • Comment organiser la direction « innovation »d’un grand groupe ?

De la Charte au Label “Relations Fournisseurs et Achats Responsables”

Hugues Poissonnier – professeur à Grenoble Ecole de Management, directeur de l’IRIMA et membre du Comité Stratégique de FITT France – publie l’ouvrage collectif « De la Charte au Label « Relations Fournisseurs et Achats Responsables » : une démarche de progrès créatrice de valeur ».

 

FITT France recommande vivement la lecture de ce livre blanc qui s’inscrit en cohérence avec les initiatives prises depuis cinq ans par notre association pour promouvoir l’Impact Sourcing auprès des décideurs tant du secteur privé que du secteur public. Cliquer ici pour le télécharger gratuitement.

L’ouvrage met en lumière les ambitions, les difficultés et les bonnes pratiques qui jalonnent le parcours de l’excellence achat. Cet ouvrage a pour objectif de partager ces expériences : les témoignages, les questions essentielles et beaucoup de conseils, dans l’intérêt des entreprises et des organisations concernées et plus globalement dans l’intérêt de l’économie française. En effet, les chefs d’entreprises, directeurs achats, administrations et collectivités territoriales peuvent le consulter, le partager le plus largement possible et s’en inspirer pour s’engager dans la démarche de labellisation qui permet, d’une part, la transformation des pratiques et, d’autre part, la construction d’un écosystème des achats performants et durables.

 

Le Prof. Poissonnier a déclaré « Dans un contexte de redéfinition des missions des organisations et de la contribution des achats à la RSE, le label « Relations Fournisseurs et Achats Responsables » invite à une démarche de progrès cohérente avec la stratégie des organisations et à la recherche d’une performance élargie. Loin de constituer une source de contraintes supplémentaires, il invite à la mise en œuvre d’une démarche pro-active, génératrice de différenciation et de potentiels avantages concurrentiels. Les retours enthousiastes des premiers labellisés sur l’expérience vécue et les résultats obtenus, intégrant de réelles bonnes surprises, nous a incité à encourager les organisations de toutes tailles et de tous secteurs à engager une démarche dont sont présentés les conditions de succès dans le livre blanc. »

Plusieurs personnalités se sont exprimée lors du lancement du livre blanc :

Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, a affirmé : « Je suis très heureux que Monsieur Hugues Poissonnier, enseignant-chercheur à Grenoble Ecole de Management et expert reconnu des relations inter-organisationnelles, ait élaboré ce livre blanc qui met en lumière les retours d’expériences des entreprises engagées dans « le parcours de la Charte au Label Relations fournisseurs et achats responsables ». Cette démarche, que nous portons avec le Conseil National des Achats depuis bientôt 10 ans, a pour vocation de faire évoluer positivement et durablement les comportements d’achats, dans le souci de rééquilibrer les relations clients fournisseurs. »

 

Sylvain Guyoton, Senior Vice-President research EcoVadis, a expliqué : « La création d’un écosystème de confiance acheteurs-fournisseurs est la raison d’être d’EcoVadis. Nous n’avons donc pas hésité à accompagner Hugues Poissonnier dans cette démarche pour mettre en avant la ‘voix du fournisseur’. Pas de bonnes pratiques achats responsables sans des relations équilibrées et un travail en bonne intelligence entre fournisseurs et clients acheteurs. Nous prenons bien évidemment en compte la signature de la charte et/ou l’obtention du label dans nos évaluations du thème achats responsables. Ainsi, nous avons remarqué que le score EcoVadis « Achats Responsables » des entreprises labélisées RFAR est en moyenne supérieur de presque 20 points à la moyenne des grandes entreprises françaises non labélisées. »

 

Selon Patrice Celerier, responsable organisation et performance Achats – Schmidt groupe : « Le label doit devenir un argument supplémentaire pour le consommateur. L’objectif est d’en faire un avantage concurrentiel et un levier pour le commerce. Si c’est le cas, le retour sur investissement par rapport à la démarche de labellisation est tout trouvé ! C’est également un atout pour attirer les candidats potentiels qui seraient plus enclins à rejoindre une entreprise innovante et fortement impliquée dans une démarche RSE.»

 

Pour Stéphane Petit, Commissaire des Armées, Chef du Pôle qualité, PME et innovation, Mission des achats du Ministère des Armées : « Avec 19 milliards d’euros d’achats par an dont 4,5 milliards hors équipements d’armement, le ministère des armées est le premier acheteur de l’Etat. Le Label « relations fournisseurs et achats responsables » conquis en 2014 et renouvelé en 2017 est à la fois une reconnaissance et un engagement. La reconnaissance des efforts entrepris par un ministère régalien dans une démarche « d’administration exemplaire » qui s’est doté de longue date, et entre autre, d’une politique de développement durable et d’un médiateur au profit des entreprises. C’est aussi l’engagement de toute une administration à faire progresser ses pratiques de manière volontariste. »

 

À propos de Grenoble Ecole de Management :

Business School reconnue sur la scène internationale et nationale, Grenoble Ecole de Management (GEM) est un laboratoire à ciel ouvert dans lequel 8000 étudiants et 500 collaborateurs apprennent et œuvrent chaque jour pour résoudre des problèmes complexes et répondre aux défis de l’Entreprise et de la Société. Historiquement basée à Grenoble, ville de sciences et de technologies, l’école a développé une solide expertise en Management de la Technologie, de l’Innovation. Cette orientation fondatrice lui a permis d’élargir ses champs d’expertise en recherche et en formation autour du digital, de la santé, de l’énergie, de l’entrepreneuriat, de l’économie du partage et de la géopolitique. Créatrice de son propre modèle pédagogique, GEM est un espace d’expérimentations, de réflexion, d’hybridation qui déploie une offre de 50 programmes de formation initiale et continue, en français et en anglais, dispensés à Grenoble, Paris, Berlin, Singapour, Moscou et Casablanca. Etablissement d’Enseignement Supérieur Consulaire (EESC) affilié à la CCI de Grenoble, GEM est membre fondateur du campus d’innovation grenoblois GIANT et associée de la ComUE Université Grenoble Alpes. GEM est accréditée par les 3 organismes majeurs AACSB, EQUIS et AMBA et régulièrement classée pour la qualité de ses formations par les plus grands journaux économiques internationaux.

 

Contact presse Grenoble Ecole de Management :

Laurence Dussert – laurence.dussert@grenoble-em.com – 04 76 70 64 44

 

À propos du Médiateur des entreprises

Le Médiateur des entreprises, placé auprès du ministre de l’Economie et des Finances, vient en aide aux entreprises et aux organisations publiques afin de résoudre gratuitement leurs éventuels litiges via la médiation et, plus largement, faire évoluer les comportements d’achats, dans le souci de rééquilibrer les relations clients fournisseurs, au service de l’économie. Il intervient également dans le domaine de l’innovation. Son réseau est présent dans toutes les régions. La saisine s’effectue depuis le site www.mediateur-des-entreprises.fr

 

Contacts presse Médiateur des entreprises :

Steve Le Mentec – Paulina Ciucka-Laurent

01 53 17 87 83 – 01 53 17 87 97

steve.le-mentec@finances.gouv.frpaulina.ciucka-laurent@finances.gouv.fr

 

À propos d’EcoVadis

EcoVadis opère une plateforme mondiale d’évaluation et de mutualisation des performances RSE utilisée par plus de 55 000 entreprises de toutes tailles dans 150 pays. EcoVadis combine un système d’information et un réseau d’experts pour mettre à disposition de ses clients acheteurs et fournisseurs des notations simples, fiables et comparables couvrant 198 catégories d’achat et 21 indicateurs (des « émissions de CO2 » au « travail des enfants »). 70% des entreprises du CAC40 et plus de 300 grands groupes internationaux utilisent la solution EcoVadis pour cartographier les risques, couvrir les exigences de prévention anti-corruption et de devoir de vigilance et encourager l’innovation sur toute la chaîne de valeur incluant Axa, Auchan, Alstom, Heineken, L’Oréal, LVMH, Nestlé, Orange, Pernod-Ricard, Renault-Nissan, Sanofi et Schneider Electric. www.ecovadis.com/fr

 

Contacts presse EcoVadis :

Agence Raoul
Sibylle de Villeneuve – sibylle@agenceraoul.com – +33 (0)6 45 29 58 57

Béatrix Prades – beatrix@agenceraoul.com – + 33 (0)6 69 42 48 30

Le Monde et la Gouvernance des ETI

Un véritable guide du routard des conseils d’administration des ETI

Aujourd’hui, le contexte mondial des entreprises est profondément bouleversé par de nombreuses et fortes évolutions interconnectées : la globalisation des marchés, la finance mondialisée, le réchauffement climatique, la démographie, les inégalités croissantes, l’omniprésence du numérique, etc. Les administrateurs de sociétés peuvent hésiter sur la manière d’agir au sein de leur Conseil d’Administration ou de Surveillance. Cet ouvrage, sous-titré Création de valeur des conseils des ETI confrontées aux évolutions majeures du monde, leur propose « à la carte » des compléments d’information et nouvelles approches. La première partie présente l’entreprise dans cet écosystème changeant, les grandes évolutions et une manière originale pour des ETI de faire face aux risques de disruption. La seconde partie explicite l’impact potentiel de ces évolutions, puis présente des solutions illustrées par des cas de réussite.

De nouveaux outils d’innovation collective

Patrick Giry-Deloison

Sous le titre Oser l’auto-disruption ou être disrupté ?, le chapitre rédigé par Patrick Giry-Deloison – membre du Bureau de FITT France et expert en business innovation – adresse trois enjeux majeurs pour toutes les entreprises et en particulier les ETI :

    1. Comment les conseils d’administration peuvent-ils concrètement aider l’équipe de direction à anticiper des phénomènes aussi imprévisibles que l’uberisation ?
    2. Comment tirer parti de l’intelligence collective des collaborateurs de l’entreprise et de son écosystème ?
    3. Comment transformer ces chocs brutaux et irréversibles en levier de croissance et de pérennité de l’entreprise ?

 

En partageant son expérience de dirigeant et de Business Angel, Patrick propose une démarche particulièrement adaptée aux contraintes des ETI et qui invite les membres du CA à participer aux différentes étapes de ce qu’il nomme le Parcours d’Auto-Disruption.

Un livre conçu et réalisé par une équipe

Rédigé sous la Direction de Valérie Lejeune et Guy Le Péchon, il est le fruit du travail de Juvenal Amos Ido, Ingrid Avila-Tiomo, Ijjou Belkacem, François Carrega, Odile Challe, Soriza Chum, Adélaïde De Lastic, Xavier Deguercy, Mounia Dahman, Philippe Dubouchet, Françoise Dumaine, Dominique Dussard, Patrick Giry-Deloison, Danièle Huet-Kouo, Marie-Hélène Mansard, Ryane Meralli, Audrey Saccard et François Vessière.

 

Le Monde est la Gouvernance des ETI est disponible aux Éditions de l’Harmattan et sur Amazon.

CNP Assurances rejoint FITT France !

Nous nous réjouissons que CNP Assurance fasse dorénavant partie du Forum de l’Innovation Technologique et de la Transformation et contribue ainsi au développement de la communauté des manageurs de la #transformation.

CNP Assurances est le 1er assureur de personnes en France avec un résultat net de 1 367M€ en 2018. Le Groupe est présent en Europe et en Amérique latine, avec une forte activité au Brésil, son second marché.

Il compte plus de 37 millions d’assurés en prévoyance/protection dans le monde et plus de 14 millions en épargne/retraite. Assureur, coassureur et réassureur, CNP Assurances conçoit des solutions de prévoyance et d’épargne innovantes. Elles sont distribuées par de nombreux partenaires et s’adaptent à leur mode de distribution, du réseau physique au 100 % online, et aux besoins des clients de chaque pays.

CNP Assurances est cotée à la Bourse de Paris depuis octobre 1998 et s’appuie sur un actionnariat stable (la Caisse des Dépôts, La Banque Postale, le Groupe BPCE et l’Etat français).

L’innovation à CNP Assurances

« La société, les modes de vie et les formes de travail se diversifient, chaque personne exprime des besoins particuliers. Aussi, CNP Assurances ne pense plus « produits », mais « solutions sur mesure ». Cette nouvelle conception de l’assurance exige d’innover à tous les niveaux : avec nos partenaires et nos clients, à l’aide de méthodes disruptives. »

Pour en savoir plus sur la démarche d’innovation de notre adhérent  CNP Assurances, cliquez ici.

Automation Anywhere rejoint FITT France !

Nous nous réjouissons qu’Automation Anywhere fasse dorénavant partie du Forum de l’Innovation Technologique et de la Transformation et contribue au développement de la communauté des manageurs de la #transformation.

Automation Anywhere valorise les personnes dont les idées, les pensées et les efforts contribuent à rendre meilleures les entreprises pour lesquelles elles travaillent. L’entreprise conçoit la plateforme de force de travail numérique la plus sophistiquée au monde afin de libérer les individus et de rendre les tâches plus humaines, à travers une automatisation des processus des entreprises.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l’étude « Can Automation Make Work More Human? » conjointement réalisée par Goldsmiths, University of London, et Automation Anywhere en cliquant ici.