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23/5/2019 : Pour une entreprise augmentée plus humaine

Le déploiement à grande échelle de projets d’automatisation des processus robotisés (RPA) ne peut-il pas conjuguer amélioration de la productivité et épanouissement des collaborateurs ?  Quels enseignements les manageurs de la transformation peuvent-ils tirer des POC, projets pilotes et implémentations d’ampleur ? Où en est réellement la technologie ? Comment s’assurer que l’humain demeure au centre du dispositif ?

 

Cette nouvelle Rencontre s’inscrit dans la lignée des récents événements de FITT France où la prise en compte de la dimension humaine, c’est-à-dire des femmes et des hommes qui forment l’entreprise, dans l’innovation et la transformation technologique est systématiquement identifiée comme une nécessité mais aussi un point de vigilance accrue.

 

Avec notre adhérent, Automation Anywhere – leader des plateformes de main d’oeuvre numérique – nous invitons tous les manageurs de la transformation à réfléchir ensemble aux meilleures réponses à apporter à cette double interrogation :

L’ « Entreprise Augmentée » peut-elle rendre le travail plus humain, ou comment enlever le robot qui est en nous ?

 

Le défi de l’automatisation des processus robotisés en 2019 est clairement posé : c’est le passage à l’échelle industrielle, le déploiement généralisé, un usage du RPA pour la productivité opérationnelle et un travail plus enrichissant pour les collaborateurs. Toutes les parties prenantes internes (Métier, SI, RH, Finance, CSP, …) et externes (prestataires de services BPO, intégrateurs, éditeurs, consultants, …) sont concernées.

 

Le 23 mai prochain nous vous proposons de croiser nos regards d’experts et partager nos retours d’expérience sous plusieurs angles :

  • la technologie : l’état de l’art des applications de RPA, la place de l’intelligence artificielle et les innovations à en attendre, les axes d’innovation principaux.
  • la conduite de projet d’automatisation : les méthodes qui fonctionnent effectivement (dans un département, un centre de services partagés, avec un opérateur externe), les points de vigilance critiques pour la bonne exécution et l’atteinte des KPI du projet.
  • l’humain : les risques encourus à ne se focaliser que sur les gains économiques, les dispositifs pour créer une dynamique positive où les collaborateurs trouvent un sens à leur travail, les temps critiques qu’il faut anticiper avec les équipes.

 

Qui seront nos intervenants ? Des professionnels experts aux regards complémentaires comme à chaque Rencontre FITT France :

  • Un leader au sein d’une grande entreprise qui a déployé un projet d’automatisation à grande échelle : Christophe Radepont, Partner – Operational Advisory & BPO Lead, Grant Thornton
  • Un expert de la technologie et de ses perspectives : Anubhav Saxena, Executive Vice President, Partnerships, Strategy and Operations & Member of Executive Team, Automation Anywhere
  • Un professionnel de la conduite de projets d’automatisation : Eric Rigal, Directeur Associé, Talents & Projets
  • Une spécialiste de l’accompagnement du changement : Delphine Le Guerinel, Présidente, Spiralliance.

 

La Rencontre commencera à 8h30, avec un petit-déjeuner à partir de 8h00, et se terminera  à 10h30. Elle aura lieu à La Place, au 3, place des Vosges, 75004 Paris.


Cliquez ici pour participer à la Rencontre (inscription obligatoire)

Rappel : la participation aux Rencontres FITT France est gratuite pour les membres individuels et collaborateurs des entreprises adhérentes de l’association. Vous ne savez pas si votre entreprise a adhéré à FITT France ? Contactez-nous et nous vous répondrons !

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Automation Anywhere valorise les personnes dont les idées, les pensées et les efforts contribuent à rendre meilleures les entreprises pour lesquelles elles travaillent. Nous concevons la plateforme de force de travail numérique la plus sophistiquée au monde afin de libérer les individus et de rendre les tâches plus humaines, à travers une automatisation des processus des entreprises.

Impact Sourcing & IT : bénéfices et impacts ?

Retour sur la Rencontre du 7 février 2018

 
Cette quatrième rencontre annuelle sur l’Impact Sourcing a permis d’apporter un éclairage sur l’externalisation socialement responsable grâce à la confrontation des expériences d’acteurs leader en France de l’Impact Sourcing : GISC, isahit, EDF, Acces et la Fondation Accenture.
 

Le numérique, plus que de la technologie

 
Les problématiques liées à la mise en œuvre concrète des nouvelles technologies numériques et la transformation nécessaire pour bénéficier des améliorations de performances associées sont au cœur des travaux de l’association FITT France. À cet égard l’Impact Sourcing apparaît comme une pratique à adopter pour l’avenir des entreprises. En effet, il répond à un double besoin : le développement économique et l’inclusion sociale. La démarche présente un fort potentiel qui est aussi un véritable challenge. Il est donc primordial de comprendre l’Impact Sourcing grâce à des retours d’expérience de mises en œuvre opérationnelles.
 

L’externalisation, aussi socialement responsable

 
Concrètement qu’est-ce que l’Impact Sourcing ? C’est l’externalisation socialement responsable qui permet de confier des micro-tâches à des acteurs travaillants dans des pays et milieux défavorisés, donc avant tout des personnes qui n’auraient pas pu travailler sans cette approche. Il ne faut pas perdre de vue que demain, le travail sera majoritairement digital et que la fracture numérique est un enjeu de taille pour les populations défavorisées. Le but étant pour les entreprises d’externaliser une partie de leurs activités digitales : services informatiques (Information Technology Outsourcing, ou ITO) ou traitements administratifs (Business Process Outsourcing, BPO), tout en respectant une charte de responsabilité sociétale.

Les motivations sont donc autant sociétales qu’économiques. (…)
 

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(réservé aux adhérents de FITT France)

Quelle gouvernance pour la transformation digitale ?

Prochaine Rencontre FITT France consacrée à l’épineux sujet de la gouvernance !

 

Le 27 avril, nos intervenants présenteront leurs approches et les bonnes pratiques qui ont contribuées à la réussite de leurs projets de transformation digitale (Cloud, XaaS, RPA, IA,…) ainsi que la mise en place de Centres de Services Partagés et de contrats d’externalisation.

La bonne gouvernance est vitale pour la réussite de projets de transformation, de contrats d’activités externalisées, de toute relation client – prestataire avec des enjeux forts.  De plus, et l’article « Debunking the Myths of Governance » de notre adhérent ISG le rappelle, il règne une certaine confusion sur ce qu’est la gouvernance dans ce contexte. Nous traitons d’ailleurs de la gouvernance des projets de sourcing dans nos formations « Les Ateliers du Sourcing » pour lesquelles nos adhérents bénéficient d’une remise de 25%.

Pour cette Rencontre FITT France, nous accueillerons :

 

La rencontre sera animée par Jost Bescht d’Infosys – entreprise adhérente de FITT France – et se tiendra le 27 avril 2017 à l’hôtel Intercontinental Marceau au 64, avenue Marceau 75008 Paris. Accueil à partir de 8h00. La réunion se tiendra de 8h30 à 10h15 précises.


Nokia – un des leaders mondiaux des  produits, services et licences à l’intention des fournisseurs de services de télécommunications, des gouvernements, des grandes entreprises et des consommateurs – a développé et mis en oeuvre au cours de ces dernières années une stratégie globale d’externalisation dans laquelle un cadre de gouvernance performant a permis d’assurer que les engagements avec les fournisseurs soient alignées avec celles de la stratégie d’entreprise

Nokia est représenté au Comité Stratégique (cliquer ici) de notre association par Joëlle Gauthier, VP Strategy & Portfolio – Workplace Resources.

 

ISG précisera pourquoi les nouvelles stratégies de sourcing, qui incluent les solutions Cloud, XAAS, Shared services, Selective outsourcing, Captive, RPA, etc… ont remis au premier plan la nécessité d’une gouvernance adaptée et performante. ISG a une longue expérience et connaissance des best practices en ce domaine et a développé des framework (organisation et process) et des outils pour les mettre en œuvre (DVM, Digital Vendor Management) qui adressent tous les composants d’une gouvernance (Performance, Risk & Control / Compliance, Invoicing, Finance, Relationship, Contract management, Assessment, Monitoring,…).

 

ISG  est un leader mondial de l’analyse des technologies et du conseil. Plus de 700 entreprises font confiance à ISG, dont 75 des 100 plus grandes entreprises mondiales. ISG conseille les organisations des secteurs privé et public, ainsi que les fournisseurs de service qui visent l’excellence opérationnelle et une croissance rapide. La société se spécialise dans la transformation digitale, y compris l’automation, le cloud et le data analytics ; le conseil en sourcing ; la gestion de la gouvernance et des risques ; le conseil en télécommunications ; la stratégie technologique et la conception des opérations ; la gestion du changement ; l’analyse des marchés et l’étude des évolutions technologiques.  Fondée en 2006 et basée à Stamford dans l’état du Connecticut, ISG compte plus de 1300 employés, présents dans plus de 20 pays.

 

Wipro est une société mondiale de technologie de l’information, de conseil et d’externalisation, qui réalise des projets dans plus de 175 villes à travers 6 continents, dans les domaines IT (Business Application Services, Infrastructure, Analytics), Business Process Services, Ingénierie technique et Digital. Gilles Grangé nous expliquera comment WIPRO collabore avec ses clients dans le cadre d’une gouvernance proactive, dynamique et mutuellement bénéfique.

Plus spécifiquement concernant la gouvernance, Wipro propose une gamme de services professionnels qui comprend

  • Business-IT Alignment : pour maximiser la collaboration entre les métiers, les fonctions et l’informatique.
  • Planification, hiérarchisation et équilibrage de la demande : pour simplifier la saisie et la filtration de la demande, planifier et équilibrer la demande par rapport à la capacité de créer une capacité de livraison de taille adéquate pour soutenir la demande en ressources informatiques.
  • Conception du modèle opérationnel informatique : conception et développement du modèle opérationnel cible pour atteindre les objectifs de l’entreprise en matière d’informatique pour l’avenir.
  • Gouvernance du sourcing : pour permettre une mise en œuvre efficace de la stratégie d’approvisionnement.

Rencontre EOA France- RPA : tous concernés !

RPA, ou Robotic Process Automation, encore un anglicisme destiné à un usage courant ! Oui car la robotisation de processus devient en effet de plus en plus facile et fréquente, pour toutes sortes de processus et activités qui traitent de données.

L’EOA France a choisi la RPA comme un axe prioritaire de ses travaux car c’est désormais un levier stratégique de performance et d’investissement pour tous les secteurs d’activité, dans les entreprises comme dans l’administration.


D’où notre Rencontre du 27 octobre prochain :

Robotisation & Automatisation des Processus :

Tous Concernés !

Qu’est ce que la RPA ? Elle permet de configurer le logiciel d’un ordinateur ou d’un « robot » pour capturer et interpréter les applications existantes pour traiter une transaction, la manipulation des données, pour déclencher une réponse logique et initier une autre action en chaine.

Toutes les organisations utilisant des données sont concernées – tant dans les fonctions support (comptabilité, approvisionnement, ressources humaines, ..) que les fonctions opérationnelles (vente & marketing – notamment les centres d’appel, supply chain, opérations, …). Même des professions telles que celle de juriste d’affaires intègrent déjà le RPA dans leur fonctionnement, améliorant dramatiquement l’efficacité et la rapidité de traitement d’informations complexes.

La RPA présente aussi un challenge aux prestataires de services – car le coût d’un processus robotisé est d’environ le tiers d’un opérateur “low cost & offshore” – et remet en cause leurs modèles économiques.

La RPA offre un meilleur niveau de fiabilité et permet une gestion de données plus efficace – le tout à un coût moindre. Cependant des questions tant stratégiques qu’opérationnelles posent aux décideurs :
  • La RPA va-t-elle accélérer la mise en place de Centre de Service Partagés (CSP) en France ? Sous quelles conditions ?
  • Est-ce que l’impact sur l’emploi sera aussi important que notre image le présente ? De quelle nature sera-t-il ?
  • La RPA ne concerne-t-elle que les tâches à faible valeur ajoutée ou bien des professions tells qu’avocat, cadre dirigeant, expert financier sont-elles aussi impactées ?
  • Quelles innovations peut-on attendre des prestataires de services dans ce nouveau contexte ?

 

L’EOA France, en partenariat avec Accenture, Everest Group et Redwood Robotics, vous invite à en débattre le 27 octobre 2016 de 8h00 à 10h15 avec nos intervenants autour du retour d’expérience de l’opérateur de télécommunications néerlandais KPN qui sera représenté par le responsable du projet d’automatisation :

 

 

    • Mariska Houwen – Automation Project Lead, KPN – partagera son expérience de la conduite de près de 100 projets d’automatisation au cours des deux dernières années dans de nombreux processus tant pour pour la gestion de l’entreprise que pour les fonctions télécom et réseau. Elle décrira à la fois les possibilités et les défis rencontrés lors de ces diverses implémentations. Mariska s’appuiera sur de nombreux exemples concrets pour illustrer son retour d’experience.

 

  • Sarah Burnett – Vice Président, Everest Group  fera un tour d’horizon de la RPA, ses cas d’usage et le marché. Elle précisera les limites de la RPA et comment celle-ci évoluera à l’avenir.

 

  • Michael Cable – Chief Evangelist, Redwood Robotics – présentera des cas pratiques de Robotique appliquée à des processus financiers complexes et habituellement dévolus à des CSP capables de gérer une fiabilité et auditabilité ERP.

 

  • Eric Rigal – Directeur Exécutif, Accenture – parlera en détails de la mise en oeuvre par Accenture de la RPA dans le cadre de son activité de BPO et des défis que pose cette mutation profonde des processus quant aux compétences nécessaires. 

 

Eric Rigal a récemment déclaré à propos de la RPA : « L’automatisation de nos centres de service partagés clients, mais aussi pour notre propre pratique de BPO, est un développement clé au sein de l’industrie des services. Elle apporte des gains de productivité majeurs ainsi que certains effets secondaires. Au cours des 3 dernières années, nous avons automatisé plus de 10.000+ postes parmi les plus de 70.000 de nos centres de prestation de BPO dans le monde entier. Notre vision est que dans les 3 à 5 prochaines années, le taux d’automatisation va accélérer, seulement pour 2016, nous estimons que 10.000 postes supplémentaires seront automatisés dans nos centres. D’une part, cette tendance nécessite une évolution rapide et drastique des compétences de nos collaborateurs, de l’autre elle exige également des investissements importants et des études de marché dans de nouveaux outils puisque les technologies évoluent très vite. »


La Rencontre sera animée par Patrick Giry-Deloison – associé-fondateur SaMaTransformation et membre du bureau de l’EOA France – et se tiendra Immeuble Axe France – 118, avenue de France, 75013 Paris. Accueil à partir de 8h00. La réunion se tiendra de 8h30 à 10h15 précises.

La participation est gratuite pour les membres de l’association,  individuels et collaborateurs des entreprises adhérentes.

NB : L’événement se tiendra en Français et en Anglais.

Pour en savoir plus sur la Robotisation et l’Automatisation des Processus :


Rencontre réalisée en partenariat avec nos membres

 

Externalisation des métiers bancaires : où en est-on en France aujourd’hui ?

Le 18 février dernier Guillaume Almeras, rédacteur du blog Score Advisor, est intervenu lors de notre conférence-débat avec Darren McKnight (Ulster Bank) sur le thème Transformation Numérique de la Banque : Externalisations et Compétences. Il nous livre ici ses réflexions sur l’externalisation dans le secteur bancaire.

 

En 2015, le nouveau patron de Deutsche Bank, John Cryan, constatait à son arrivée que l’établissement disposait d’une « informatique complètement dépassée » et, pire encore, que la gestion externalisée de 80% des 7 000 applications du Groupe s’était soldée par une perte quasi-totale de compétences internes. Dans ces conditions, John Cryan décidait de réaliser une économie d’1 milliard € en ne reconduisant pas les contrats de 6 000 de ses… 30 000 prestataires externes. Cela sonne-t-il le glas des grands contrats d’externalisation ? En France, il y a cinq ans, beaucoup attendaient une large vague d’externalisation d’activités dans les banques, commandée par la crise mais qui n’est finalement pas venue.

Au sein des banques françaises, l’infogérance s’est beaucoup développée au cours des années 2000 : 80% des banques françaises y ont désormais recours mais aucune sous la forme d’un service informatique global. En termes de BPO, quoique le phénomène demeure très mesuré, les banques françaises délocalisent de plus en plus certaines activités, généralement au sein de filiales. Cela peut laisser croire que l’outsourcing bancaire français reste peu actif mais une telle estimation serait faussée.

L’externalisation ne doit pas être immédiatement assimilée à la délocalisation d’activités ou au transfert de personnels. Elle s’inscrit plutôt au bout d’une dynamique interne de rationalisation des tâches et des coûts. En ce sens, centres de services partagés (les banques françaises les ont multipliés ces dernières années) et externalisation représentent en général moins des options concurrentes que des étapes successives. En ce sens, également, l’externalisation concerne d’abord les services pour lesquels des prestataires extérieurs peuvent le plus facilement être trouvés. L’offre de services externalisés crée plus facilement la demande que le contraire et c’est pour ne pas l’apercevoir qu’on prête souvent aux entreprises une attitude attentiste vis-à-vis de l’externalisation.

En France, le BPO bancaire est aujourd’hui particulièrement marqué :

  • par le fait qu’il tente d’éviter des surcoûts, liés notamment aux évolutions d’une réglementation de plus en plus exigeante ou de réglementations particulières, plutôt que de réduire des coûts existants ;
  • par le fait que les banques jouent de plus en plus un rôle d’outsourceur vis-à-vis d’autres banques, tandis que sont également apparus de nouveaux clients : établissements de paiement, startups fintech. Parmi les banques françaises, le Crédit Mutuel Arkea a notamment choisi de faire de la gestion de services financiers sous marque blanche un axe fort de sa stratégie de développement. Il en tire désormais 25% de ses revenus.

Dans de tels cas de figure, l’externalisation est fonction d’effets de taille, au vu desquels il peut revenir pratiquement au même, pour amortir des SI onéreux, d’externaliser la gestion ou de proposer à d’autres établissements de gérer leurs contrats. De tels partenariats, qui se multiplient depuis quelques années, amènent à distinguer nettement la production d’offres et de services et leur distribution. On parle de « déverticalisation » du marché bancaire et c’est une tendance forte du BPO bancaire aujourd’hui en France. Après les opérations sur Titres, elle gagne les moyens de paiement, ainsi que le back office des activités de gestion de fortune et de banque privée.

Par ailleurs, comme le montre l’externalisation de l’Asset Servicing, des moyens de paiement ou de la gestion des crédits, l’outsourcing des tâches de traitement vise aujourd’hui une démultiplication des offres aux clients finaux.

Dans ce contexte, les banques peuvent même devenir des prestataires de services externalisés auprès d’une large clientèle d’entreprises, avec la tendance actuelle à l’élargissement de la gamme de services proposés à ces dernières ; vis à vis desquelles les banques veulent se positionner de plus en plus comme des partenaires. Les plateformes de facturation et les Global Payment Hubs peuvent particulièrement être cités, à l’adresse des grandes entreprises. Mais TPE et PME sont également de plus en plus concernées.

Enfin, l’heure est également de plus en plus au KPO (Knowledge Process Outsourcing), qu’il s’agisse des tâches de recherche pour le Private Banking et l’Asset Management ou des fonctions commerciales dans la banque de détail, avec l’externalisation du scoring des demandes de crédit et des campagnes marketing. Des solutions automatisées nouvelles, parfois robotisées, se développent en effet dans ces deux domaines avec l’analyse massive de données ou Big Data. Les acteurs sont essentiellement des startups, croissant très rapidement en taille, comme Yodlee. Cela montre que, loin d’être prioritairement guidé par la baisse des coûts, le BPO permet d’abord le re-engineering et l’enrichissement de process clés. En ce sens, l’externalisation correspond d’abord à l’acquisition, à l’internalisation de nouvelles compétences. Or, à cet égard des solutions d’externalisation peuvent rapidement se mettre en place dès lors que des prestataires intéressants apparaissent.

Plus que vers des fonctions support ou accessoires, l’externalisation s’oriente prioritairement vers des activités requérant des investissements et des compétences précises. Loin de fournir uniquement l’occasion de se délester de tâches à faible valeur ajoutée, elle vise l’acquisition de moyens et de compétences spécialisées, dans des conditions avantageuses.

On affirme très souvent que le principal objectif de l’externalisation est de permettre aux entreprises de se concentrer sur des activités à valeur ajoutée ou, en d’autres termes, de se délester de fonctions ou métiers accessoires. Cette affirmation est largement erronée et représente une fausse piste : c’est toujours la possibilité de bénéficier d’une productivité supérieure et donc de baisser ses coûts à niveau de qualité égal ou supérieur qui fournit une opportunité d’externalisation, que l’activité soit jugée centrale ou accessoire.

Guillaume ALMERAS, Score Advisor

Stratégie RSE : l’achat à impact social

Quand le sourcing des services devient durable et responsable

 

Mode d’emploi

 

Le 10 mars 2016, l’EOA France organise un atelier sur l’Impact Sourcing destiné aux responsables financiers, informatiques, relations humaines, achats, responsabilité sociétale des entreprises ainsi qu’aux entrepreneurs sociaux : Impact Sourcing & RSE 2016.

Recourir à l’Impact Sourcing, c’est ajouter au sourcing classique des services la dimension qui lui manque : le levier sociétal. Il est avéré que tout emploi stable offert à un jeune chômeur a des retombées positives sur trois personnes de sa communauté. Ainsi, une politique adaptée du recrutement et de la gestion du personnel assurera en retour une réduction drastique du turnover, une montée réelle de la qualité et à terme la transformation des processus. Explication.

 

Qu’est-ce que l’Impact Sourcing ?

 

La Rockefeller Foundation nous en donne la définition : “Impact sourcing is an inclusive employment practice through which companies intentionally connect high-potential, disadvantaged youth to available jobs.”

L’Impact Sourcing est donc une démarche, souvent de services informatiques ou de traitements administratifs mais aussi en R&D et dans d’autres métiers, qui propose la même qualité et les mêmes tarifs compétitifs que les prestataires classiques.  Mais il y a une grande différence par rapport au sourcing traditionnel : l’Impact Sourcing fait appel à une main d’œuvre jeune, issue de milieux défavorisés ou en situation de handicap.

En outre, les prestataires qui suivent cette démarche s’engagent à respecter une charte de responsabilité sociétale d’entreprise.

Les entreprises et organismes publics qui recourent à l’Impact Sourcing en tirent un double bénéfice : un service de qualité au meilleur prix, et la participation à un projet éthique et valorisant, inscrit dans le cadre de la RSE.

 

Comment est né l’Impact Sourcing ?

 

L’impact Sourcing est le mariage entre l’économie marchande et l’économie d’entraide. Il provient de la rencontre de deux besoins.

D’une part, le besoin de développement économique. En effet, les pays en développement demandent une création d’emplois plus rapide que leur croissance démographique.

D’autre part, le besoin de corriger certaines dérives du système. Ainsi, le 24 avril 2013, l’effondrement d’un immeuble de confection textile à Dacca (Bengladesh) a montré que la sous-traitance industrielle se transformait vite en une exploitation indigne et dangereuse.

De même, le programme Digital Jobs Africa initié en 2013 par la Rockefeller Foundation est une démonstration que l’Impact Sourcing peut créer des emplois pour les jeunes défavorisés dans 6 pays d’Afrique.

 

L’opportunité pour les entreprises et les communautés, en France aussi

 

Le concept d’Impact Sourcing s’applique partout où il y a un problème d’employabilité des jeunes, en Afrique comme en France. Toutes les parties prenantes doivent absolument prendre conscience qu’il existe des solutions pour identifier, motiver, former rapidement ces jeunes et les mettre en situation de trouver un emploi grâce à des entreprises, des associations et des fondations.

C’est dans cet esprit que le 10 mars 2016, Ashoka France, l’Association Régionale des Missions Locales d’Ile-de-FranceCCLD Recrutement, Clavesis, La Cravate SolidaireHandiréseauMozaïk RHNes et Cité, OPULUS, le groupe SOSSystemGIETeleperformance et d’autres experts participent à notre atelier-conférence “Impact Sourcing & RSE 2016” pour   démontrer qu’il est possible de réussir un projet d’Impact  Sourcing en France sous au moins trois formes :

  1. Impact Sourcing interne : Recruter dans l’entreprise des jeunes de milieux défavorisés et/ou des handicapés
  2. Impact Sourcing externe : Acheter les services de prestataires Impact Sourcing. Ces prestataires emploient jeunes de milieux défavorisés et/ou des handicapés
  3. Prestataire Impact Sourcing : Créer ou transformer son entreprise pour devenir un prestataire de services avec une charte/label/certification Impact Sourcing employant des jeunes de milieux défavorisés et/ou des handicapés.

 

L’atelier-débat apportera des réponses concrètes et opérationnelles quant aux questions que se posent légitimement les responsables en France sur l’Impact Sourcing et sur la cohérence avec leur politique de RSE. Au travers d’échanges et de retours d’expériences, les participants auront accès à des experts et des organismes qui sont à même de les aider à mettre en oeuvre une stratégie d’Impact Sourcing en 2016.

Nous vous invitons à rejoindre le mouvement Impact Sourcing dès à présent et télécharger votre exemplaire du Livre Blanc « Impact Sourcing & RSE 2016«  !